|
Interdiction de fumer: J-32 |
|
|
|
|
29-11-2007 |
| |
Au 1er janvier 2008, la loi sur l'interdiction de fumer s'étendra à tous les CHR (cafés, hôtels, restaurants). Dans le cadre de cette actualité, l'association Service en tête (France Boissons) a réalisée au printemps dernier une étude* sur les tendances de consommation des fumeurs et des non-fumeurs qu'elle vient d'annoncer dans un communiqué de presse.
* Etude sur l’incidence de l’extension de la loi Evin sur les comportements en débit de boisson. Enquête réalisée par téléphone auprès d’un échantillon de 1 797 personnes représentatives de la population française entre le 4 mai et le 1er juin 2007, étude réalisée par IOD.
L’étude met en valeur une différence significative de fréquentation entre les fumeurs et les non-fumeurs (!). Les non-fumeurs déclarent se rendre dans un café 2,3 fois par mois en moyenne , contre 4,3 fois pour les fumeurs. La fumée est sans aucun doute(?) l'une des raisons principales(!) de cette différence, puisque 70 % d’entre eux se déclarent dérangés par cette dernière.
Selon l'étude, 90 % des non-fumeurs déclarent être favorables à l'extension de la loi Evin. Quant aux fumeurs, ils sont 74 % à penser qu’il s’agit d’une initiative positive. Au total, ce sont donc 85 % des personnes interrogées (le communiqué mentionne 85% des français) qui s'y déclarent favorables !
Les experts du secteur s'attendent à une baisse relative de la fréquentation des cafés par les fumeurs. Les plus optimistes s'attendent à une compensation de cette désaffection par une hausse significative de la fréquentation par les non-fumeurs. Fin du communiqué.
S'il est difficile pour un fumeur d'arrêter, il est, de manière générale, tout aussi difficile de changer les habitudes, y compris imposées par décret. Un non-fumeur qui n'a pas l'habitude d'aller au café n'y viendra pas de sitôt, même si la fumée y est absente. Idem pour le fumeur qui parviendra à contrôler son addiction, il gardera ses habitudes au zinc. Il y reviendra toujours, mais probablement moins souvent. Cette étude n'apporte rien de neuf au débat, d'autant qu'elle ne nous dit pas la proportion de fumeurs et de non-fumeurs interrogés.
www.service-en-tete.fr
|