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Une douzaine de postes viennent d'être supprimés à la brasserie de
Saint-Omer: 6 départs en retraites et six par licenciement. Cette
décision intervient à l'issue d'une période difficile qui a vu la perte
d'un marché de 200 000 hectolitres et des problèmes d'approvisionnement
en bouteilles.
Rappellons qu'en 2006, Heineken avait annoncé 91
suppressions de postes avant la fin 2007. (30 postes à Marseille, 25
sur le site de l'Espérance et 58 chez Fischer à Schiltigheim. Ce plan
de restructuration ne concernait pas la brasserie de Saint Omer ni le
réseau de distribution de France Boisson. Dans le même temps, seule la
production du site de Mons était annoncée à la baisse. On passerait de
2,7 millions d'HL pour une capacité maximale de 3 millions, à 2
millions en 2007.
Fin août 2007, le groupe Heineken annoncait
pour l'ensemble de ses activités une augmentation de 24,8% de son
résultat d'exploitation avant exceptionnels pour le premier semestre de
l'année, à 906 millions d'euros. Les volumes consolidés de bières pour
l'ensemble des marchés passaient de 53.3 en 2005 à 58.2 millions HL en
2006.
Heineken,
avec un chiffre d'affaires semestriel de 6,127 milliards EUR,
confirmait alors ses objectifs et indiquait que son programme de
réduction des coûts, rendu nécessaire en raison de la hausse des prix
de l'orge, du malt et de l'aluminium, se déroulerait conformément aux
prévisions.
Le marché français ayant encore reculé cette année,
on peut légitimement s'interroger sur le sort réservé aux sites
alsaciens maintenant que Heineken est fortement présent en Allemagne et
plus loin à l'Est et que l'on connait la méthode de rattrapage des
coûts de production utilisée pour le marché hexagonal.
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