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Grève chez Elidis Strasbourg Convertir en PDF Imprimer Suggérer par mail
08-06-2007
 

Alors que leurs collègues du groupe Kronenbourg s'apprêtaient à voter pour une reprise du travail, 34 % des effectifs de l'entrepôt Elidis de Strasbourg ont à leur tour déclenché une grève hier matin, perturbant fortement les sorties de marchandises tout au long de la journée.

Ce matin, 27 grèvistes sur un effectif de 56 personnes, bloquaient à nouveau l'entrée de l'entrepôt. Très remontés après les NAO (négotiations annuelles obligatoires) dont la dernière réunion date du 6 juin, ils réclament une augmentation de salaire de 200 EUR.

La direction nationale d'Elidis offrant pour sa part des revalorisations de salaires pour les chauffeurs-livreurs, comprises entre 1,2% à 7%, selon les niveaux de salaires et des revalorisations pour les rémunérations les plus basses par une augmentation générale entre 1,2% et 4% pour toutes les autres catégories.

J-Philippe Quérard, directeur régional Nord-Est d'Elidis qui supervise cet entrepôt réputé difficile au plan syndical, assure que ces points ont été largement approuvés par une majorité du personnel lors des NAO. es augmentations sont indexées sur l'INC (indice national de consommation, autrement dit le coût de la vie), actuellement fixé à 1,3%. Ce qui équivaut à une augmentation de 22 EUR pour chauffeur touchant 1 800 EUR par mois, prime de panier comprise. Soit l'équivalent d'une baguette de pain par jour, lance un des chauffeurs.

A lire sur ce thème notre dossier: La journée d'un chauffeur-livreur

Un peu léger considèrent les grévistes, qui se plaignent également de la pénibilité de leur travail et des conditions et charges de travail supplémentaires que l'on exige d'eux et qui ne sont pas prises en compte dans leur salaire, alors qu'elles sont souvent écrites dans les contrats liant Elidis à la clientèle CHR de Kronenbourg. En toile de fond, émergent aussi des rapports difficiles avec une hiérarchie décrite comme pléthorique et fluctuante, des primes d'ancienneté gelées et le manque de temps pour accomplir correctement leurs tâches...

En fin de matinée, les salariés sont plus que jamais décidés à maintenir leur demande et à poursuivre le mouvement. J-Philippe Quérard entend pour sa part maintenir le contact avec ses salariés pour leur faire reprendre le travail au plus vite.

Dossier en relation: La journée d'un chauffeur-livreur 

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