Histoire de Bistrot Peuplé d'environ 600 habitants, le village de Saint-Hippolyte est situé dans la vallée de l'Indre au sud-est de Loches. Il s'agit d'un village relativement jeune dont le nom fut mentionné pour la première fois en 1243, dans la Charte de l'Abbaye de Villeloin. Le village portera par la suite le nom de "Chapelle Saint-Hypolite", qui a pour origine la présence d'une magnifique petite église paroissiale datée, en partie, du Xlème siècle. En 1801, il prend définitvement le nom de "Saint-Hippolyte". Le 17 avril 1827, le ban communal s'agrandit avec le rattachement de la commune voisine de Vitray.Village fort agréable à vivre, quelques personnages célèbres y ont résidé. Ce fut notamment le cas du marquis de La Fayette (1757-1834). De par son union avec Marie de Noailles en 1773, il dirige un domaine considérable allant de Reignac-sur-Indre à Saint-Hippolyte. Avec son cousin, le marquis de Lusignan, il posséde cinq demeures dans la région de Loches, dont le Château de Vitray à Saint Hippolyte. Saint-Hippolyte connait une histoire intérieure assez paisible, tout en bénéficiant du rayonnement de Tours. Très longtemps surnommée les "Jardins de la France ", la Touraine fut jadis le théâtre de nombreux bouleversements politiques, notamment au cours des 19ème et 20ème siècles. Après la défaite de 1940, le gouvernement se replie provisoirement à Tours, qui devient la capitale de la France. Le 18 juin, les Allemands atteignent la ville. Face à la résistance qu'oppose un certain nombre de soldats, la ville est bombardée. Dès le 20 juin 1940, les troupes allemandes arrivées à Saint-Aignan mettent immédiatement en place une ligne de démarcation, véritable frontière entre le nord du Cher, en "zone occupée ", et le sud du département considéré comme "zone libre". La Touraine morcelée se retrouve alors à la charnière d'une France coupée en deux.  Le Renaissance en 1949 Cette ligne de démarcation traverse la Touraine en suivant le Cher pour passer entre Tours et Loches. La région, d'ordinaire si tranquille, connaît alors une activité inhabituelle: mobilisation, exode, arrivée des Allemands, passage clandestin de la ligne, privations, marché noir... et bien sûr, la résistance, le maquis, les rafles et les combats de l'été 1944. En août 44, une fusillade éclate sur la place devant l'hôtel Derouet, qui subit de lourds dommages. Une fois la région libérée et l'armistice signé, Madame Derouet prend la décision de démollir le bâtiment originel pour le reconstruire. En 1949, tel un phoenix, l'hôtel fondé au début des années 1900 renaît de ses cendres après de longues années de travaux. "Le Renaissance" est né. Tout le village de Saint-Hippolyte a été marqué par ces événements et en porte encore les traces. Outre le nom du bar hôtel restaurant Le Renaissance, la rue devant l'établissement, en hommage à un héros de la Libération du village, le capitaine Genin, porte à présent son nom et la place du village, autrefois appelée "Champ de foire ", s'apelle désormais la "Place du 27 août 1944". Quelques années plus tard, les événements de la vie ont poussé Madame Derouet à se séparer du Renaissance. Pour maintenir une activité économique dans le village, la commune rachète les murs de l'établissement au mois de juillet 1975 alors que le fond de commerce est racheté par Monsieur Testé. Ce dernier, après quelques mois d'activité, préfère céder l'entreprise à Monsieur Poitevin, en décembre 1976. Depuis ce jour, il est à la tête du bar hôtel restaurant Le Renaissance, l'un des derniers commerces de la commune et pillier de l'activité sociale de Saint Hipplyte. Une voisine, madame Blanchet, déclare en novembre 2006 : "Les bistrots ont toujours été au centre de la vie des communes. Certes les temps ont changé, mais sans bistrot que serait Saint-Hippolyte par exemple? Les jours de fermeture, le quartier ne vit plus. Plus d'allers et venues, mais surtout que dire de la période de congés !" Page suivante: la bière en Touraine
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