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Dans le cadre de la procédure de redressement de la brasserie Schutzenberger, le juge du tribunal de commerce a accordé ce matin aux administrateurs, un délai d'observation supplémentaire qui court jusqu'au 27 mars. Jusqu'à cette date, la Pdg de l'entreprise, Marie-Lorraine Muller, est déssaisie de tout acte de gestion aux profits des administrateurs. Le juge leur a également fournit des moyens étendus pour trouver un repreneur et règler au mieux le volet social, et particulièrement sensible, de ce dossier. Selon le comité d'entreprise, il existe quelques espoirs de maintien de l'activité, puisque 8 repreneurs se seraient déjà manifesté. Deux d'entres eux ayant été reçus dès aujourd'hui. Plus brutales, les conséquences de la décision du tribunal prise à l'encontre de la SCI Le Schutzenberger. Le bar-restaurant du même nom à Strasbourg, sous le contrôle direct de Mlle Muller, est déclaré en faillite, avec cessation immédiate de l'activité. Une affaire loin d'être close pour autant, les administrateurs ayant demandé au procureur l'ouverture d'une procédure, pour clarifier certains éléments de gestion de l'établissement. En attendant, son directeur d'exploitation, M. Mebarki, fermera les portes ce soir à 20 h, au lieu d'une heure trente. Non sans regrets et avec beaucoup d'amertume. "J'ai pris la responsabilité de l'établisssement en février 2005. Mon bilan personnel, 6 jours sur 7 avec des journées de 12 ou 14 heures, plus 300 % du chiffre d'affaire et la constitution d'une équipe solide de 15 personnes, ne sont pas en cause. Avec un peu plus de temps, j'aurai certainement pu faire plus ou encore mieux. Mais à cette heure, je suis bouleversé. Non pas tant par la fermeture, apprise ce matin et qui était assez prévisible depuis l'annonce du redressement, mais parce que je suis sans nouvelles de ma patronne. Pas un appel, aucune consigne, rien ! Moi, demain, j'ai 15 bonshommes qui se sont défoncés pour leur boîte, qui iront à l'ANPE avec 70 % de leur salaire, et je suis là à attendre un appel qui ne vient pas et que je ferme définitivement le bistrot dans 2 heures. On dirait qu'elle s'en fout !". Les boules, quoi.
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