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La division britannique du groupe sud-africain SABMiller a confirmé l'existence d'une offre d'achat au brasseur canadien Molson, alors même que ce dernier essaie depuis plusieurs mois de convaincre ses actionnaires sur l'opportunité d'une fusion avec le groupe US Adolphe Coors. SABMiller se dit prêt à "discuter d'une transaction potentiellement attrayante pour les actionnaires de Molson", si l'offre de Coors était rejetée. Un vote doit intervenir au courant de cette semaine. Il devra obtenir une majorité de 2/3 pour être valable. Pour autant, rien n'est gagné pour SABMiller, car il leur faut convaincre Eric Molson, Président du directoire et principal actionnaire de Molson avec 50,1 % des droits de votes, qui est contre le principe d'une vente et d'autre part Coors, qui a fait savoir qu'en cas d'échec, il mettrait un terme au juteux contrat qui le lie à Molson pour la vente de Coors Lite au Canada. Rappelons aussi qu'une offre faite par Ian Molson, ex vice-président de Molson (il a démissionné en juin 2004) et le groupe d'investissement Onex corp. aux actionnaires de sa brasserie en cas d'échec avec Coors, avait été suspendue, faute de moyens pour mener une guerre ouverte avec Coors... A l'inverse, si la proposition de SABMiller rencontrait un écho favorable, cela permettrait au groupe sud-africain de poser un pied au Canada, mais donnerait aussi la possibilité à Molson d'être présent au niveau international à travers le réseau de SABMiller. A plus longue échéance, cela marquerait aussi un tournant significatif dans la stratégie de rachats menés à l'échelle planétaire par les différents groupes brassicoles. D'après Germain Hansmaennel, spécialiste du monopoly brasicole, la seule question qui se poserait encore, si jamais cette affaire avec SABMiller aboutissait, serait de savoir quand se produira un rapprochement entre l'ex leader mondial Anheuser-Bush et Heineken. AB étant aujourd'hui très isolé, puisque confiné en Amérique du Nord et tributaire du bon vouloir de ses partenaires contractuels et néanmoins concurrents, sur les marchés d'exportation avec sa bière phare Bud. Et le seul qui serait à même de l'extirper de ce mauvais pas est bien le groupe batave.
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