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Le PET ou Poly Ethylène Téréphtalate Il s'agit d'une matière plastique soufflée qui présente des caractéristiques de résistance et de légèreté hors du commun. Son coût de fabrication est également inférieur à celui du verre. L'emballage PET existe sous 3 formes principales : - le PET multicouche : son principe est d'intercaler entre 2 ou 3 couches de PET, une couche barrière à base d'EVOH ou de polyamide qui empêche le passage de l'oxygène dans la bouteille. - le revêtement epoxyamine extérieur : il s'agit de pulvériser sur la bouteille un produit (l'epoxiamine) qui une fois sec protège de l'oxygène. - le plasma coating : sur une seule couche de plastique, après le soufflage de la bouteille, on génère une couche de carbone par plasma d'acétylène à l'intérieur ou à l'extérieur de la bouteille. C'est cette dernière technique, en revêtement interne, qui est utilisée par exemple chez Kronenbourg pour l'Akrobate PET. Il s'appelle ACTIS pour le traitement barrière et SBO pour le soufflage. Il a été mis au point par SIDEL. La brasserie de Champigneulles en Lorraine abrite un tel équipement. Les bouteilles sont soufflées sur place avant d'être remplies et conditionnées. Le gain en matière d'emballage et de coût de transport est évident pour la brasserie. Comment ça marche ?
 Préforme avec pas de vis Une souffleuse transforme la préforme en bouteille. La préforme est réchauffée, puis soufflée dans un moule sous 40 bars de pression. La cadence de cette machine est de 1200 bouteilles/heure/moule. Les préformes qui alimentent la machine sont des sortes de tubes à essai d'une dizaine de centimètres munis d'une bague. Après le soufflage, ces bouts de plastique ont une hauteur de 211,79 mm, un diamètre de 57,5 mm et pèsent 33 g. Elles sont bien sûr recyclable à 100%.
 Préforme après soufflage Les bouteilles subissent ensuite le traitement de la machine ACTIS, le fameux plasma coating, qui va les protéger de l'oxygène. L'opération s'effectue à la cadence de 10 000 bouteilles à l'heure. Une fois bien étanche, les bouteilles sont acheminées vers la soutireuse. Avant d'être remplies, elles sont encore lavées par un processus de nettoyage spécifique. En soufflant les emballages sur le lieu de soutirage, puis en les lavant et en les remplissant dans la continuité, on réduit au maximum les risques de contamination. Une fois remplies de bière, les bouteilles sont flash pasteurisées. Un rapide échange de chaleur, environ 60° pendant quelques secondes sur un système à plaque, assurera une durée de conservation (DLUO) de 6 mois à la bouteille de bière PET. Historique du PET Le PET est d'abord apparu sur le marché des eaux minérales à la fin des années 80. En 1994, le PET représentait 16 % du marché européen et mondial des eaux minérales, contre 50 % aujourd'hui. Il devrait atteindre 80% en 2002.** En 1999, les bouteilles PET dans le secteur bières et boissons rafraîchissantes représentaient 39% des conditionnements au niveau mondial. Le verre étant à moins de 38%, les boîtes à 12% et le plastique PVC à 2%. En Europe, le PET atteint actuellement 35 % (contre 50% en Amérique du Nord) des emballages de ce secteur. Il devrait atteindre 60% en 2006.* Dans la bière la mutation a été lente. La bière de consommation est un produit qui jouissait jusqu'ici d'un conservatisme désuet. C'était un produit qui se vendait dans du verre. Point. En France, BSN-Kronenbourg a imposé le verre perdu au début des années 60. Pour le groupe, il était presque plus important de vendre de l'emballage, Saint Gobain priez pour nous, que de la bière… Entre-temps, il a fallut s'adapter aux économies d'énergies et aux nouvelles normes de recyclages imposées par l'union européenne. Le verre devenait de plus en plus cher à exploiter. Mais l'image de la bouteille de verre était encore très présente dans les esprits. Finalement, ce sont les eaux minérales qui ont modifié les mentalités. Actuellement, il n'est plus choquant d'en consommer en bouteilles plastiques. Et depuis deux ans, les bières en bouteilles PET déboulent à leur tour dans les linéaires. Les choses n'ont pas été faciles pour la bière. Car outre l'image traditionnelle du verre, l'usage du plastique présentait des écueils techniques difficiles à résoudre. La bière est sensible à la lumière et à l'oxydation. La pression dans les emballages est importante et de nombreuses bières ont tendances à refermenter si elles ne sont pas bues à temps. L'étanchéité des fermetures était également à rude épreuve. Il a donc fallut trouver toute une série de mesures pour résorber ces obstacles avant de se lancer dans l'aventure. C'est dorénavant chose faite, du moins pour les bières de grande consommation. L'investissement est encore trop lourd à supporter pour des produits de moindre diffusion ou plus fragiles. La date limite d'utilisation reste en effet très courte - 6 mois - contre 12 pour le verre, ce qui implique des rotations de stocks importantes. * source Canadean **source Euromonitor PCI
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