
100% irlandaise, la saint Patrick est la fête nationale la plus partagée à travers le monde. Le 17 mars, les français pourront le constater une fois de plus du côté des pubs distribuants des bières irlandaises (Guinness, Beamish, Harp,...)
Mais Patrick est d’abord le saint patron des Irlandais. Né au IVème siècle d'une mère écossaise et d'un père breton et centurion romain, il porte le nom de Maewyn Succat. Vers 16 ans, il rejoint la France et prend le nom chrétien de Patrick, fait des études et devient prêtre avant d'être ordonné évêque.
En 432, le pape l'envoie en Irlande, convertir les païens au catholicisme. Pour parvenir, à ses fins il aurait utilisé un trèfle à 3 feuilles pour expliquer à ses paroissiens ce qu'est la divine trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, les 3 feuilles formant un seul tout. Les Irlandais lui attribuent également l'absence de serpents sur l'île. Au cours d'une retraite, Patrick aurait précipité dans une faille de rochers, "toutes les vermines du pays"... Il meurt le 17 mars 461.
La fête, telle que nous la connaissons aujourd'hui, est célébrée pour la première fois en 1737, à Boston aux Etats-Unis. A cette époque, les colons irlandais arrivaient en masse sur le nouveaux continent, emmenant avec eux leurs coutumes et une bonne dose de... chauvinisme ! Ce jour-là, on se proclamait plus irlandais que les irlandais restés au pays, on se rendait à l’église avant de déguster le traditionnel corned-beef au chou. Aujourd'hui, la population déambule dans les rues en fanfare, arborant du vert, la couleur fétiche de l’Irlande, sans oublier, pour les plus discrets, le célèbre trèfle (shamrock), l'emblème de Saint Patrick. A Dublin, il a même un festival de la St. Patrick, qui dure plusieurs jours.