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Il était une fois une brasserie, implantée dans le faubourg de Cronenbourg, à Strasbourg. Une vénérable usine à bière, qui a fait vivre des centaines de personnes et en abreuvait des millions d'autres depuis des lustres. On raconte qu'elle serait apparue dans la métropole alsacienne en 1664, du côté de la cathédrale. En fait crée de toute pièce en 1850 dans la zone industrielle strasbourgeoise de l'époque par un monsieur Hatt qui en avait marre d'avoir les pieds dans l'eau à chaque montée des eaux dans le centre-ville. C'est tout de suite moins romantique là, j'ai l'impression. Après des péripéties insignifiantes où apparaissent tour à tour des déménagements, des ogres, un loup et un prince charmant venu d'Ecosse. Devenu roi suite à un mariage de raison, il décida que l'usine ne servait plus à rien, mais que la vente du terrain allait redonner quelques couleurs à ses bilans. Il décida donc in peto, sine die et ipso facto d'en évacuer ses occupants et de la raser du paysage. Ce qui se produira, n'en déplaise, avant la fin du mois de mars 2007.  Le château d'eau Kronenbourg Comme si cela ne suffisait pas, la mémoire de Google a aussi subit une purge, ce qui fait qu'il n'y a pas(plus) de photo comme celle ci-contre dans la base de donnée du moteur californien. Un comble pour une boîte qui prétend archiver la littérature mondiale et quelques savoirs annexes, même si c'est certainement un hasard... Numériquement parlant, cette vision kronenbourgeoise a déjà disparue (sauf erreur de mots clés de notre part).Inutile de vous précipiter, le site officiel ne recèle pas non plus ce précieux document historique. Et cela depuis un moment. En fait, l'affaire est close depuis une paire d'années chez Kronenbourg. Il n'y a plus que quelques citoyens hyper émotifs, passéistes, râleurs et empêcheurs de spéculer en rond pour regretter la disparition annoncée (il est vrai discrètement en août 2003) de ce site industriel. Ce qui n'empêche pas la presse locale de diffuser en ce 3 mars 2007 le dessin de presse (non signé) ci-après qui vaut mieux que mille discours. Voilà, voilà...  De g. à d. le prince, le vassal et sa maire. |