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Les test électroniques d'alcoolémie pas fiables Convertir en PDF Imprimer Suggérer par mail
13-12-2007
 

Image Une mise en garde de l’Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR) glanée sur le site du quotidien Le Soir, qui peut s'avérer utile en cette veille de fêtes, indique que: "les tests d’alcoolémie électroniques disponibles sur internet et sur le marché sont dangereux".

3 journalistes ont testé, après avoir consommé chacun 4 verres de vin, trois appareils de dépistage d’alcoolémie: le test officiel de la police, un test chimique et un test électronique. Le résultat est on ne peut plus disparate.

Le test policier indiquait clairement un état d’ébriété alors que le test chimique se révélait peu clair tandis que le test électronique indiquait "safe" dans tous les cas. Pour l'ISBR, ces appareils "sont des gadgets et ne sont pas du tout fiables et par conséquent dangereux, car ils donnent un faux sentiment de sécurité".

Au-delà de l'aspect faussement rassurant et quelque peu hypocrite de l'auto-dépistage - le type bourré qui dans un sursaut de civisme soufflerait volontairement dans un ballon, faut y croire - il y a tout de même la probabilité plus réaliste d'un contrôle par les forces de l'ordre, surtout s'il y a eu accident ou infraction sur la voie publique.

Dans ce cas, rappelons qu'un dépistage positif peut, devrait, et dans certains cas, doit faire l'objet d'une contre-vérification médicale par prise de sang. C'est ce que précise la législation dans l'article L234-5.

"(...) Lorsqu'elles sont faites au moyen d'un appareil permettant de déterminer la concentration d'alcool par l'analyse de l'air expiré, un second contrôle peut être immédiatement effectué, après vérification du bon fonctionnement de l'appareil ; ce contrôle est de droit lorsqu'il est demandé par l'intéressé".

Dans ce cas, la procédure se déroule comme suit:

Dépistage
- Alcootest : marque Draeger (changement de couleur), le fameux "ballon".
- Ethylotest : l'appareil utilisé est un éthylomètre à spectrométrie infra-rouge pourvu d'une électrode spécifique à l'alcool et précis, régulièrement contrôlé par le service des poids et mesures. Notez que ceci est une méthode de dépistage et non d'analyse.
 
Si l'une ou l'autre des deux techniques est positive, une confirmation s'impose par prise de sang.

 - réalisation d'un examen clinique et du prélèvement sanguin par un médecin sur réquisition. Le matériel est fourni par les autorités de police ou de gendarmerie. L'autorité requérante peut assister aux prélèvements. 15 cc de sang sont prélevés et répartis en 2 flacons.

La procédure comporte 3 fiches :
- fiche A : examen fait par les policiers ou les gendarmes,
- fiche B : examen clinique fait par le médecin réalisant le prélèvement,
- fiche C : résultat de l'alcoolémie réalisée par un biologiste expert auprès des tribunaux ou par un laboratoire faisant partie du service public hospitalier.
Il existe seulement 2 méthodes officielles :
- la méthode de Cordebard
- la méthode de chromatographie gazeuse
La méthode enzymatique n'est pas valable car il y a possibilité de faux positif.

 
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